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/ 29 décembre 2020

La Commission de régulation de l’énergie confirme la montée en régime de l’agrivoltaïsme et récompense 22 projets utilisant la technologie de Sun’Agri

La Commission de régulation de l’énergie (CRE) vient d’annoncer les résultats de son troisième appel d’offres « solaire photovoltaïque innovant ».  31 projets lauréats sont des dispositifs agrivoltaïques, dont 72%, correspondant à 22 projets utilisant la technologie de Sun’Agri, innovation de rupture permettant l’adaptation de l’agriculture aux changements climatiques. Cet appel d’offres confirme les ambitions françaises en matière d’agrivoltaïsme.

L’année 2020 marque un tournant décisif pour l’agrivoltaïsme. Cette filière avait vu une vingtaine de projets désignés par l’appel d’offres de la CRE d’avril 2020, dont 15 utilisant la technologie d’agrivoltaïsme dynamique de Sun’Agri. L’annonce ce jour par la CRE de ces 31 nouveaux projets agrivoltaïques confirme l’intérêt des pouvoirs publics pour cette innovation phare pour l’agriculture. Elle vient par ailleurs renforcer l’initiative Cultivons Demain ! lancée le 5 novembre afin d’équiper 300 exploitations françaises d’ici 2025.

Le principe de l’agrivoltaïsme dynamique : placer les cultures à l’abri des aléas climatiques grâce à des persiennes solaires mobiles placées au-dessus des plantes et à une hauteur suffisante pour permettre une aération optimale ainsi que le passage des engins agricoles. Les persiennes solaires sont au service de la plante : pilotés à partir d’algorithmes conçus sur mesure selon les besoins de la plante, ils s’inclinent en fonction des nécessités d’ensoleillement ou d’ombrage. Ce faisant, la production d’électricité est volontairement désoptimisée au profit de la plante, prioritaire.

L’annonce de ces lauréats confirme le positionnement pris par Sun’Agri en 2019, qui agit désormais comme prestataire de développement et de services agrivoltaïques pour le compte des agriculteurs et de leurs partenaires investisseurs (fonds d’investissement ou producteurs d’électricité). C’est le cas de la plateforme Râcines, co-fondatrice avec Sun’Agri de l’initiative Cultivons Demain ! et lauréate de 16 projets lors de cet appel d’offres, qui investit aux côtés d’agriculteurs dans des projets agrivoltaïques développés par Sun’Agri selon une charte très exigeante.

En complément, deux projets lauréats portés par des producteurs indépendants, Générale du Solaire et Samsolar, utiliseront la technologie de Sun’Agri, ce dernier assurant la conception agrivoltaïque du projet et le pilotage des panneaux pendant toute la durée d’exploitation. Pour la première fois, Sun’Agri fournira également ses services à un exploitant agricole qui financera intégralement lui-même son système sans recours à des investisseurs tiers.

Au global, ce sont 22 exploitations du sud de la France, principalement viticoles et arboricoles, qui pourront être équipées de la technologie Sun’Agri, produisant au total d’environ 58 MW.

« Les résultats de cet appel d’offres confirment l’intérêt croissant des pouvoirs publics pour l’agrivoltaïsme et contribuent au développement d’une filière d’excellence en France. Mais ce résultat est aussi une traduction de l’urgence à mettre en œuvre, dès maintenant, des solutions qui améliorent l’agriculture et la rendent plus résiliente. L’agrivoltaïsme doit d’ailleurs être vu uniquement sous ce défi de l’amélioration et de la symbiose. La prochaine étape clé pour le développement de notre filière passera par un cadre réglementaire permettant de prioriser les bénéfices agricoles par rapport aux rendements énergétiques et d’éviter certaines dérives déjà observées. », déclare Antoine Nogier, président et fondateur de Sun’Agri

Sun’R Power également lauréat de cet appel d’offres

Filiale du groupe Sun’R, Sun’R Power a également été désignée lors de cet appel d’offres pour un projet situé en Centre-Val de Loire. D’une puissance de 1,8 MWc, ce projet bénéficiera notamment d’une solution d’analyse de pertes et maintenance prédictive. Sun’R Power développe des projets d’énergie solaire sur des friches ou bâtiments industriels, des sites dégradés ou encore des bâtiments agricoles, avec pour stratégie de ne jamais contribuer à l’artificialisation de terres cultivables.